Avez vous déjà eu l’impression de payer trop d’impôts ? Qui n’aimerais pas réduire ses impôts ?

Vous venez de faire votre déclaration de revenus sur internet, et là, surprise le montant d’impôts que vous devrez payer vous parait exorbitant !

Vous en avez marre d’avoir l’impression de travailler une partie de l’année pour l’Etat, plus vous gagnez, plus vous payez. Vous avez l’impression d’être la vache à lait du gouvernement. Vous en êtes au point de vous demander si cela vaut vraiment la peine de gagner de l’argent dans ce pays ! Vous vous sentez épuisé. Travaillez, payez, travaillez, payez, vous en avez assez. A cause de ses foutus impôts vous n’arrivez même plus à mettre de l’argent de coté ! Y’en a marre, vous n’en pouvez plus.

Bien sur, vous avez déjà entendu parler à la télévision, ou lu dans la presse, des possibilités de réduire ses impôts. Bien évidemment, vous ne souhaitez pas pratiquer la fraude fiscale ou l’évasion fiscale. Par contre vous ne seriez pas opposé à alléger la note fiscale si on pouvait le faire en toute légalité , n’est ce pas ?

Pourquoi est-il important de réduire ses impôts ?

La réponse est une vérité de La Palice. Si vous en donnez moins, vous en aurez plus pour vous. L’argent que vous ne donnez pas va vous servir à vous constituer un patrimoine. Je suppose que vous préférez donner l’argent à vos enfants plutôt qu’à l’Etat, pas vrai ? Le patrimoine constitué grâce à l’argent de vos impôts vous servira à vous et plus tard à vos enfants.

De plus, aujourd’hui les régimes de retraites ont des difficultés à équilibrer leurs comptes. Les déficits sont énormes. Alors est ce que l’Etat pourra toujours assuré les pensions lorsque vous serez à la retraite ? C’est une question que vous êtes en droit de vous poser.

Voici donc 3 moyens simples et légaux de réduire vos impôts tout en augmentant la valeur de votre patrimoine

  • La loi Pinel
  • Les investissements en FCPI ou FIP
  • Le PERP ou la loi Madelin

Mais attention tous ne se valent pas, chacun à ses avantages et ses inconvénients. Regardons cela un peu plus en détail.

La loi Pinel

Voyons tout d’abord ce que dit cette loi. La loi prévoit la chose suivante : toute personne physique qui décide d’acheter un logement neuf, et qui le met à la location pendant un minimum de 6 ans, de 9 ans ou de 12 ans, va pouvoir déduire de son impôt :

  • 12 % du prix de revient de l’appartement, s’il a choisi 6 ans,
  • 18 % s’il a choisi 9 ans
  • 21% s’il s’engage à louer pendant 12 ans.

Cette déduction fiscale diminue donc fortement l’impôt. Si l’on prend par exemple un investissement à 100 000 euros, cela fait :

  • 12 000 € de réduction d’impôt pour 6 ans de location
  • 18 000 € de réduction d’impôt pour 9 ans de location
  • 21 000 euros d’impôts gagnés pour 12 ans de location

Vous avez bien lu, vous pouvez réduire votre impôt sur le revenu de 2000 euros par an pendant 9 ans grâce à un investissement d’un bien immobilier que vous vous engagez à louer à certaines conditions (plafond de loyer et plafond de revenus du locataire)

Il y a bien entendu un plafond, qui est de 300 000 € : le maximum donc que l’on puisse gagner , c’est 21% de 300 000 euros en ce qui concerne en tous cas la loi PINEL.

Il y a d’autres plafond à respecter concernant les revenus du locataires et les plafonds de loyers. Pour connaitre ces plafonds je vous préconise de vous rendre sur le site du gouvernement . Cliquez ici pour voir les plafonds

Vous pouvez également bénéficier de la loi Pinel en investissant dans un appartement ou une maison à rénover. Mais attention, le logement ancien pour un investissement en Pinel ne doit pas respecter les caractéristiques de décence, avant travaux. Mais à l’issue des travaux, il doit remplir l’ensemble des caractéristiques de décence et des performances énergétiques. Ces critères ont été répertoriés afin qu’un expert indépendant constate objectivement l’état du logement avant et après travaux. Donc c’est possible mais bien plus compliqué que l’achat dans le neuf auprès d’un promoteur.

Maintenant, il va falloir faire attention à certaines choses ! Ce n’est pas parce que vous allez réduire votre impôt qu’il faut acheter n’importe quoi et n’importe où ! Voici donc 3 points à vérifier avant votre achat.

3 points à vérifier impérativement

  • Vérifier l’emplacement

La première chose à vérifier c’est la situation du bien : parce que dans le mot immobilier il y a immobile. Cela veut dire que si votre immeuble est mal placé, IL EST MAL PLACE ! Il peut être joli, avec la plus belle des facades, des volets roulants, des robinets en or si vous voulez… S’il est à Petaouchnok, il est à Petaouchnok ! L’emplacement est primordial.

D’ailleurs, cela tombe bien car le gouvernement a mis en place un zonage, dans lequel a été vérifié  le plus important : que la demande locative est véritablement et franchement supérieure à l’offre locative.

Et ces zones se trouvent dans les grandes villes, et leurs zones urbaines proches ; Lyon, Paris, Bordeaux, Marseille, Nantes, Montpellier… Quand on parle de Lyon, c’est Lyon et sa banlieue proche également : Villeurbanne, Ecully, Tassin… Même chose en ce qui concerne les autres villes : Paris c’est également Boulogne, Maison-Alfort… Mais PAS Melun par exemple !
Donc le plus important est bel et bien d’être situé dans une grande ville ou sa banlieue proche, de telle sorte à vérifier que la demande locative est vraiment supérieure à l’offre.

De préférence faites confiance à un promoteur reconnu, car il a davantage de moyen pour acheter des terrains bien placés dans les grandes villes.

  • Vérifier s’il y a des propriétaires occupants en nombre suffisant.

Ce qu’il faut veiller à vérifier par la suite, c’est qu’il y ait despropriétaires occupants : votre immeuble doit en effet être mixte, il doit y avoir des gens qui en font leur résidence principale, et des personnes qui ont acheté un appartement en tant qu’investisseur, et qui décident de le louer.
Il doit y avoir un panachage entre les locataires et les propriétaires, à hauteur par exemple de 50% – 50%, ou 60% – 40% ce n’est pas très important. Mais ce qui est primordial, c’est qu’il y ait un panachage, et non pas seulement à hauteur de 20% comme l’oblige la loi mais beaucoup plus, car la résidence est beaucoup mieux entretenue quand il y a des locataires ET des propriétaires.

De plus, en ce qui concerne le prix, la personne qui achète sa résidence principale fait jouer la concurrence, va voir différents promoteurs… Et donc ces derniers sont tenus d’être alignés sur le prix du marché.
Alors que si vous achetez une résidence où vraiment, il n’y a que des locataires, que c’est une résidence uniquement dédiée à l’investissement, comme on a connu il y a plusieurs années, malheureusement le promoteur a une tentation naturelle… Comme il sait que l’investisseur a un avantage fiscal, sa tentation est d’augmenter le prix du bien !
Et sans surprise, quand on achète mal,  on revend mal ! Quand on achète au prix du marché, on revend bien ! Et quand on achète en dessous du marché, on revend très bien

  • La gestion du bien

La dernière chose à vérifier est la gestion : savoir qui va s’occuper de votre bien. Vous pouvez le faire vous même, vous économisez alors les frais de gestion, ou passer par une société spécialisée, c’est à dire un gestionnaire qui va gérer votre bien à votre place.
Vérifiez que le gestionnaire peut proposer également des assurances, telles que les loyers impayés, telle que la dégradation immobilière, cela vous fait un coût global -entre la gestion et les assurances- autour de 10%.
Mais sincèrement, cela vaut la peine, d’autant plus si c’est votre premier investissement.
Après, quand vous aurez l’habitude, vous pourrez faire différemment, mais pour votre premier investissement, je vous conseille vraiment de passer par un gestionnaire professionnel, et de prendre les assurances qui vont avec, vous serez ainsi rassurés, le temps de « lancer la machine » !

Mais si l’immobilier ne vous inters pas, il existe d’autres moyens de réduire ses impôts. Voyons donc la deuxième possibilité légale qui est d’investir dans des PME régionales ou innovantes (FIP et FCPI)

Pour réduire ses impôts : Les FIP et FCPI

Regardons donc quels sont les avantages fiscaux de ces investissements et les contraintes

Avantage fiscaux

L’investissement que vous allez faire dans certaines PME, si vous êtes domiciliés fiscalement en France, ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu qui est égale à 18% de la somme versée.

Les versements annuels sont plafonnés

  • 12.000 € si vous êtes célibataire, veuf ou divorcé (soit une réduction de 18% de cette somme :2 160 €)
  • 24.000 € si vous êtes mariés ou pacsés soumis à imposition commune 5 soit une réduction du double 4 320 €)

Regardons les contraintes

Conditions pour en bénéficier

Ce dispositif vous permet de bénéficier d’une réduction de son impôt sur le revenu lorsque vous souscrivez  au capital de PME (ayant leur siège dans un état membre de l’Union Européenne),par l’achat de parts de Fonds Commun de Placement dans l’Innovation (FCPI) ou de parts de Fonds d’Investissement de Proximité (FIP).

Pour avoir l’appellation FCPI et bénéficier de l’avantage fiscal, celui ci doit avoir 70 % au moins de l’actif constitué de valeurs mobilières émises par des entreprises exerçant des activités considérées comme innovantes

Les FIP sont destinés à privilégier les PME régionales sans contrainte de secteurs d’activité (zone géographique choisie par le fonds, limitée à 3 ou 4 régions limitrophes)

Les deux investissements sont cumulables. Si vous êtes mariés, vous pouvez donc investir 24 000 euros dans un FCPI et 24 000 euros dans un FIP et bénéficier ainsi d’une réduction d’impôt de 8 640 eues. Pas mal, n’est ce pas ?

En contrepartie, vous êtes engagé pour une durée minimale de cinq ans (durée de blocage obligatoire pour la réduction d’impôt), mais la plupart des fonds prévoient une liquidation entre sept et dix ans. C’est donc un investissement à moyen-long terme et votre argent n’est pas disponible.

Est ce risqué ?

Clairement OUI. Si cet investissement dans les PME permet de placer votre argent dans l’économie et de la croissance en bénéficiant d’un avantage fiscal, il n’y a aucune garantie de performance. Il ya même une risque de perte en capital.

En réalité Les FIP et FCPI sont comme une SICAV ou un FCP, ce sont les gérants qui choisissent les entreprises où vous allez investir. Ils vont :

  • Juger de la solidité des entreprises dans lesquelles ils investissent,
  • Gérer les participations
  • Céder les participations à la fin de vie du fond
  • Vous rembourser les capitaux investis (avec plus values s’il y a)

Tout va donc dépendre du « nez » du gérant pour sélectionner des entreprises prometteuses…

Vous ne voulez pas prendre de risque avec votre argent, mais l’immobilier (moins risqué lorsque l’emplacement est bon) ne vous tente pas. Alors que faire ? Il existe donc un troisième moyen légal et simple d’alléger la note fiscale.

Le PERP ou le Madelin permet également de réduire ses impôts.

Le Perp a été créé en 2003. C’est un produit d’épargne qui est destiné à la retraite. Il peut-être souscrit auprès des banques ou des compagnies d’assurances et bien sur des courtiers ou des Conseillers en Gestion de Patrimoine. Le contrat dit madeleine vient de la loi du 11 février 1994 qui permet à un indépendant (Travailleurs non salariés non agricoles) de souscrire à des compléments de retraite constitués par des cotisations déductibles de son bénéfice imposable.

Quel est son fonctionnement

Les deux systèmes ont des fonctionnements similaires (quelques différences existent)
Il faut considérer deux périodes :
  • la période épargne
  • la période retraite

Pendant la période épargne vous pouvez déduire de vos impôts les primes que vous versées à l’organisme qui gère votre contrat PERP ou Madelin. Il y a un plafond de déduction qui est révisé chaque année. Pendant cette période vous vous constituer un capital qui servira pour le calcul de votre rente au moment de la retraite. Pour le PERP il n’y a pas d’obligation de versement annuel. Par contre pour le contrat dit loi Madelin il y a un minimum à verser chaque année.

La période retraite permet de récupérer des rentes viagères, c’est à dire un revenu garanti jusqu’à votre décès. Ces rentes sont imposables au même titre que des revenus traditionnels. Plus vous commencer tôt plus vous pouvez vous constituer un capital important et donc avoir une rente sympa. Pour avoir 1000 euros par mois de rente à 65 ans il faut avoir constituer un capital d’environ 250 000 euros.

La majorité des PERP fonctionne comme des contrats d’assurance vie classique, sauf que vous ne pouvez pas disposer du capital quand bon vous semble. Il faudra que vous attendiez votre retraite pour revoir votre argent

L’avantage que cela soit bloqué c’est que vous ne pouvez pas piocher dans votre contrat. Vous êtes donc certain de vous constituer un capital pour la retraite.
L’inconvénient que cela soit bloqué, c’est que si vous avez besoin d’argent vous ne pouvez pas le récupérer, sauf dans les cas suivants

  • Invalidité
  • Décès du conjoint
  • Liquidation judiciaire ou fin de droit de chomage
  • surendettement

La fiscalité

Vos cotisations sont déductibles des revenus imposables. De ce fait, ce placement s’adresse en priorité aux personnes imposées.

Par contre la rente viagère est entièrement fiscalisée après un abattement classique de 10%, . Vous devez donc vous assurez que vos revenus seront bien moins imposés (à un taux d’imposition plus faible) à la retraite que pendant votre vie professionnelle.

En cas de décès pendant la phase d’épargne, les droits acquis sont  reversés aux bénéficiaires sous la forme d’une rente

Enfin, si vous avez déjà un PERP ou un contrat loi Madelin et que vous n’êtes pas satisfait de votre contrat, vous pouvez demander un transfert auprès d’un autre établissement (Banque ou assurance)

Et maintenant

Nous venons de voir ensemble trois possibilités d’alléger la « note fiscale ». Toutefois vous devez vous poser les bonnes questions avant de vous lancer. Si possible faites vous toujours accompagner et conseiller par un professionnel si vous êtes néophyte dans ce domaine.

Il n’y a pas vraiment un système mieux qu’un autre. Cela va dépendre de plusieurs critères dont votre âge, vos objectifs et votre sensibilité aux risques. Effectivement on ne place pas de la même façon sont argent si on a 30 ans, 40 ans ou 50 ans.

Mais attention de ne pas faire un mauvais placement juste pour « la carotte fiscale ». Vérifiez bien que cela vous correspond. Posez vous la question suivante :

S’il n’y avait pas d’avantages fiscaux est ce que je souscrirais à ce produits, est ce que j’achèterais cet appartement, est ce que j’investirais dans les PME sélectionné par le gérant de fonds ? Si c’est oui(et que payez de l’impôt) foncez. Si c’est non réfléchissez à deux fois.

Merci de partager car cela va aider ceux qui veulent aussi réduire leurs impôts.

N'hésitez pas à partager votre point de vue dans les commentaires. Il est toujours agréable d'échanger avec mes lecteurs.
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